Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 23:50

Chères lectrices et chers lecteurs,

je suis extrêmement choqué qu'une femme puisse être mise à mort pour des propos qu'elle a tenu avec des collègues. Alors si comme moi vous voulez soutenir cette femme, mère de 5 enfants, signez cette pétition pour la soutenir :


AsiaBibi.jpg

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2010N3807


Pétition Libérez Asia Bibi, condamnée à mort pour ses opinions religieuses

Pour:tout le monde

Monsieur le Président de la République,

Je viens par la présente attirer votre attention sur la situation de Asia Bibi. Cette femme de 37 ans mère de 2 enfants vient de devenir la première femme condamnée à mort au Pakistan pour délit de blasphème suite à une dispute avec des collègues de travail sur les mérites comparés du Christianisme et de l'Islam.

Nous vous demandons respectueusement de bien vouloir intervenir auprès des autorités Pakistanaises afin que cette femme soit graciée et libérée.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, nos respectueuses salutations.

Les signataires


Voici quelques liens d'articles à propos de cet évènement :

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/une-pakistanaise-condamnee-a-mort-pour-blaspheme_936271.html

http://www.lepost.fr/article/2010/11/12/2302139_je-m-appelle-asia-bibi-j-ai-37-ans-et-deux-enfants-j-ai-ete-violee-et-condamnee-a-mort-pour-mes-convictions.html

Par L'Autre interview
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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 15:04

08a.jpg

 

A mes chères lectrices et chers lecteurs de « L’Autre interview » !

 

Je souhaite m’adresser à vous aujourd’hui, pour vous partager que je dépose ma plume…ce qui fait que cet article est mon dernier.03a_Avec-Patrick-Sebastien02.jpg


Cette belle aventure de « L’Autre Interview » est née de la rencontre de Doc Gynéco et de François Deblaye – Attaché de Presse du Théâtre du Gymnase –, dans les coulisses de Panique dans l’Oreillette. Cela m’a embarqué à rencontrer des artistes qui m’ont tous apportés quelques choses de leur belle histoire artistico-humaines.


J’ai été heureux d’utiliser ma plume pour transmettre leur actualité.


Je les salue tous !


07a.jpgJe tiens à m’excuser pour les quelques interviews qui sont dans mon dictaphone et qui ne seront pas publiées. Chacune représentent une bonne dizaine d’heures de travail, et quand on quitte le port pour d’autres horizons, ont largue les amarres définitivement. Je les remercie de leur compréhension.


Je salue mon ami Yves de Closets alias Olivier Sorel, à qui je dois ce beau titre de « L’Autre Interview », et ses belles cartes de visites, panoplie nécessaire pour aborder le Tout Paris qui chante et qui pétille.02aAmerica.jpg


J’espère que ce blog aura apporté bien des choses aux un(e)s et aux autres et peut-être qu’il apportera la passion du journalisme à l’un(e) ou l’autre…qui sais ?


La plume journalistique qui s’est développée grâce à L’Autre Interview, s’est envolée vers d’autres horizons que j’ai déjà créés…


Voici donc pour toi amie lectrice et ami lecteur, d’autres sujets que j’ai développé. En premier lieu, il y a ce blog d’interviews  de gens qui me passionnent et qui participent à une civilisation de l’amour : http://guillaumederouen.canalblog.com


05a.jpgCes interviews ont été ensuite publiées en condensé dans la revue « La Bonne Nouvelle » dont le site : http://www.labonnenouvelle.fr


Il y a aussi un deuxième blog que je souhaite vous faire connaitre. Il présente une femme, reconnue comme une héroïne de la Tchéchoslovaquie, que j’ai eu le plaisir de rencontrer. Seule, en interprétant une pièce sur Jeanne d’Arc dans tous les coins de son pays, pendant 10 ans, a su redonner espoir aux uns et aux autres, en pleine occupation soviétique : Marie Pistekova : http://mariepistekova.canalblog.com


Vaclav Vavel touché par son interprétation de Jeanne d’Arc sera tellement marqué qu’il réalisera sa révolution sans violence !


Mes chères amies et amis, une expérience particulière ; celle d’avoir sauté d’un pont de 12.50m pour me jeter dans la Seine afin de porter secours à une dame : http://www.feuetlumiere.org/rencontrer-dieu/temoignages/lincroyable-sauveteur-de-la-seine.html 

me permet de voir franchement l’importance de Dieu, pour moi qui en ai eu besoin, pour 04a.jpgsortir indemne de action imprévue, et pour cette dame, qui a été rejoint dans les couloirs de son désespoir par un sauveteur inespéré…


Alors n’hésitez pas à laisser tomber les tromperies ésotériques et, dans la simplicité d’un enfant confiant dans les bras du Père à déposer une bougie, dans une église ou un monastère.


L’authenticité des Moines de Thibéhirine, nous confirme la valeur de la prière pour développer le cœur en personnes de qualités.


10a.jpgL’un des lieux qui est source de vie et de résurrection est quant à moi, cette communauté à Saint Denis du Maine (53) :  LA CITE DE L'IMMACULEE :   http://www.citedelimmaculee.com 

 

Vivez de vos passions, tant qu’elles conduisent à établir une civilisation de l’amour !

 

Guillaume alias Stéphane Sagas


14 octobre 2010

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Par L'Autre interview
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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 13:54

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Hommage à Bécaud

 

 

26 Novembre à 20h30

Théâtre du Casino d'Henghien

 

 

 

 

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DEJA 300 RESERVATIONS

pour le spectacle d'OLIVIER SOREL,

qui rend "Hommage à Bécaud" 

 

au profit des enfants trisomiques.

Spectacle organisé par

le Rotary Club d'Enghien Montmorency.

 

www.hommageabecaud.fr
 
Réservations au Casino 01 39 34 10 80

 

Olivier_01.jpg

 

 

 

 

Par L'Autre interview - Publié dans : Annonces Spectacles
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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 23:50

 L'Affiche !

Jusqu'au 16 mai tous les dimanches à 20h

Au théâtre Le Mélo d'Amélie

4 rue Marie Stuart Paris 2ème

Réservation : 01 40 26 11 11


 

 Flavie et Fabrice, nous embarquent dans la folle aventure d’une rencontre entre un écrivain en panne d’inspiration et sa femme de ménage. Dans cet univers bouillonnant de sitcoms, la charmante entrainera-t-elle l’auteur vers les sommets de la gloire et de l’amour ?


" Tourbillon de délires joyeux et loufoques… Etourdissant de drôleries… De très bons comédiens ! "
Top numéro 1 (site internet)
"Les 3 comédiens s’amusent comme des fous et leur plaisir est contagieux ! "
Le Figaroscope

"Un spectacle à voir absolument ! "

 (Coup de coeur « promo sorties ») Aligre FM (Radio/ 93.1)

 


 

Flavie et Fabrice comment travaillez-vous ensemble ?

 

02.jpgFlavie : Très facilement ! C’est assez facile pour nous deux de travailler ensemble. On s’est rencontrés suite à un casting sur la même pièce, on avait des rôles très complémentaires et comiques et on s’est très bien entendu dans le jeu déjà ! Ensuite artistiquement, on s’est aperçus qu’on avait les mêmes valeurs, donc ça a été une vraie rencontre et ensuite on a fait une mise en scène et on a vu que l’on s’entendait bien aussi et après on a écrit. Et là, ça c’est très, très bien passé aussi !

 

Fabrice : comment on travaille ensemble ? Et bien déjà à deux. Cette notion est très importante et il y a aussi le coté humain qu’elle a oublié de dire, parce que l’artistique c’est aussi une complémentarité humaine, une rencontre, qui fait que l’on a voulu travailler ensemble parce qu’on sentait que l’on avait les mêmes aspirations, que l’on regardait au même endroit et que l’on avait envie de passer par les mêmes étapes !

 

Comment avez-vous travaillé ensemble ? Comment s’est écrite la pièce ?

 

Flavie : on a beaucoup discuté tous les deux pour voir ce qu’on voulait faire et jouer et ce qui a03-copie-1.jpg pris le plus de temps, c’est justement de trouver l’idée originale, des parodies, de switcher entre le réel et l’imaginaire. On a vraiment écrit une bible des personnages, toute leur histoire de A à Z et ensuite cela a été assez vite, parce que on avait déjà toute la pièce déroulée dans notre tête, il ne restait plus qu’à la formaliser avec des phrases. On a mis à peu près 2 mois et demi, on se retrouvait tous les après-midis, on se mettait devant l’ordinateur et on discutait, on écrivait et on déroulait la pièce comme ça, de phrase en phrase !

 

Est-ce que l’on peu considérer qu’il y a une certaine gémellité artistique entre vous ?

 

Flavie : dans notre façon de travailler, je pense que oui, sincèrement tout en étant complémentaires aussi !

 

Mes filles sont jumelles et vraiment, pour moi la gémellité c’est d’être toujours ensemble avec cette complémentarité

 

Flavie : c’est plus juste, cette définition là !

 

Fabrice : on a des points communs et des grosses différences. Les points communs, c’est la vision du métier, de savoir ce pourquoi on est là et pourquoi on le fait… et l’engagement que l’on met là dedans. Après, dans la façon de travailler, on a fait une adaptation des deux, on a trouvé un terrain d’entente qui fait qu’on travaille bien ensemble. Parce que c’est vrai, au niveau des caractères, elle est plus douce, beaucoup moins « rentre dedans » que moi qui suis plus entier, je dis les choses de façon entière et elle, elle amène à peu près la même chose mais avec plus de finesse et de féminité. Ce qui fait que j’ai appris beaucoup à son contact pour atténuer ce coté entier qui parfois peut choquer et elle a appris à pas faire trop de concessions, parce que moi j’en fais pas !...rires.. Donc, on est très complémentaires ! On a fabriqué un terrain où on se rejoint et où on travaille ensemble.

Flavie : lui est beaucoup plus carré, très organisé, moi je suis quand même bordel absolu, j’ai des idées qui fusent toutes les 5 minutes, lui arrive à organiser toutes ces choses qui passent dans ma tête, sans prévenir !

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Quel est le sujet de cette pièce ? Comment peux-tu la présente ?

 

Flavie : c’est un scénariste, bien parisien, en panne d’inspiration et qui est acculé par son banquier et qui ne s’en sort pas. Il va débarquer dans sa vie, une femme de ménage provinciale, très bavarde, complètement fofolle et qui justement à force de parler, va lui redonner l’inspiration. A partir de ce moment là, on va donner à voir au spectateur, ce qu’ils écrivent ensemble. Donc ça va donner des parodies de séries télé mais en parallèle, on va suivre leur histoire à eux qui va évoluer tout au long de la pièce. Comme ce sont deux personnes qui ont beaucoup de mal à communiquer, ils vont communiquer grâce à ces parodies de télé, c’est cela qui leur permet de se lâcher, de dire certaines choses, d’exister autrement et de se rejoindre.

04-copie-1.jpgFabrice : il ne faut pas oublier un personnage important de la pièce : le troisième personnage qui est le narrateur, ou la voix off, qui intervient dans toutes les parties imaginaires et qui présente les scènes. Au fur et à mesure de la pièce, il va échapper à la volonté de ses auteurs et va devenir un personnage à part entière dans le parodies. On appelle ça un personnage « tampon », qui fait le lien entre la scène et le public. Donc, on apporte une certaine interactivité à l’égard du public, tout au long de la pièce, qui je crois est beaucoup appréciée !

 

Nous, on a écrit de façon à essayer de toujours surprendre le public, on n’aime pas trop les choses attendues, on aime bien surprendre car c’est dans la surprise qu’on prend le plus de plaisir ! Je trouve que la vraie richesse du spectacle, c’est de ne pas savoir vraiment ce qui va se passer au final !

 

Votre site internet, est-il un bon outil de communication apprécié du public ?

 

Fabrice : c’est un outil nouveau pour nous ! Ce site existe depuis très peu de temps, on n’a pas assez de recul pour dire qu’il y a un impact certain. C’est un site où les gens pourront suivre les évènements qui peuvent se passer dans le futur : changement de théâtre, nouveaux comédiens, etc….

 

…et donc de mettre le lien de cette interview…

 

Fabrice : Evidemment ! Ce sera fait dès que possible ! Ce n’est pas un outil de grande communication à l’heure actuelle mais qui permettra à ceux qui aiment la pièce de nous suivre.

 

Flavie : En plus, c’est une première production mais on n’a pas l’intention de s’arrêter là, donc pour nous c’est une association à but pérenne ! Là, c’est dédié à cette pièce parce que c’est notre première pièce mais dans le futur, il devrait s’en rajouter d’autres ! C’est surtout pour les autres créations !

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On peut lire parmi les professionnels du monde de théâtre le nom de Jean-Luc Jenner, plusieurs ont ainsi manifesté leur enthousiasme à l’égard de votre pièce ?

 

Flavie : déjà, le vrai enthousiasme au départ dès les lectures, c’est manifesté avec Xavier Letourneur, notre metteur en scène et directeur artistique du « Mélo d’Amélie » qui a été séduit par notre pièce et a eu envie de la mettre en scène et de nous aider … En fait, on a été le chercher, mais il a été suffisamment séduit pour nous donner de son temps et son talent pour mettre en scène cette pièce. Tout au long du parcours de cette pièce, on a rencontré pas mal de personnes qui ont eu envie de nous aider, parce qu’ils avaient aimés la pièce, c’est très agréable ! Parce qu’au départ, c’était une petite production, on a trouvé un mécène qui nous a donné une certaine somme pour qu’on puisse la monter ensuite une attachée de presse est venue se rajouter récemment parce qu’elle avait aimé le spectacle, on se fait beaucoup d’autres contacts dans le milieu artistique ou non, parce qu’ils ont aimé la pièce et pas parce qu’ils nous connaissaient, ou que c’était notre famille ….. c’est ça qui est marrant !

 

Fabrice : il y a une certaine émulation entre des personnes qu’on ne connaissait pas forcément parce qu’on est une jeune compagnie, c’est notre premier spectacle, on n’a pas d’antécédents donc faire confiance sur un premier spectacle, ce n’est pas évident ! Nous, on s’est battu pour faire exister cette pièce là, on a été chercher Xavier Letourneur mais ce n’était pas une évidence parce que Xavier, il fait entre trois et six mises en scène par an, il tourne beaucoup, c’est un comédien très demandé et le fait qu’il accepte, c’est qu’il pense que c’est une bonne comédie, efficace ! Donc cela nous renforce dans notre idée d’auteurs, de comédiens et de se dire qu’on fait un « truc » pas mal ! C’est bien de voir que des gens extérieurs y croient aussi ! Après il y a d’autre personnes qui nous donnent des coups de main en tout genre. Il y a Nathalie Henin, qui est notre attachée de presse, qui le fait pour « la gloire » parce qu’elle aime ça ! On n’a pas beaucoup de moyens et on ne peut pas payer tous les efforts de toutes les personnes pour l’instant. On espère le faire plus tard ! Les gens nous aident par gentillesse, parce qu’ils ont aimé la pièce et qu’ils pensent qu’elle doit vivre ! Cela nous renforce aussi dans notre conviction que c’est une pièce qui marche, qui fait marrer les gens et c’est tout ce que l’on demande à une comédie et c’est ce dont les gens ont le plus besoin en ce moment ! On n’a pas l’air de se tromper au final ! Ça fait du bien pour nous parce qu’on a très peu de moyens et qu’on fait comme on peut ! Ca fait du bien !

 

Flavie : il y a aussi Christophe Michel qui a composé la musique et qui nous a aidé depuis le départ. Il y a aussi mon grand-père, Henri Lavigne, qui nous a donné sa première machine à écrire qu’il a acheté avec son premier salaire, il y a 50 ans et avec laquelle on joue tous les soirs, je pense que ça nous porte chance ! Il a construit la table aussi parce qu’il fallait qu’elle se plie ! Donc, c’est vraiment une aventure humaine dans tous les sens du terme !

 

Votre compagnie s’appelle la Compagnie « Délires en séries »

 

Fabrice : à la base, le spectacle s’appelait « Délires en séries » et ensuite on l’a basculé en « Séries en délires » parce que ça faisait un peu plus structuré au niveau de la pièce de théâtre. Mais on a gardé le titre de la compagnie « Délires en séries » car comme on compte faire plusieurs comédies ! Donc, « Délires en séries » ça va très bien comme nom de Compagnie!

 

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http://www.deliresenseries.net

 

*     *     *

 

Merci à Christine Houvenagel pour l’aimable transcription dactylographique de cet entretien

 

Par L'Autre interview - Publié dans : Théâtre
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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 02:26

Si Fabrice Lelyon porte fièrement une stature athlétique, c’est en tout cas au service d’une grande polyvalence artistique, gardant la souplesse du comédien qui sait se faire diriger, de l’artiste qui sait se mettre en danger et possédant un humour net et sans bavure, ce qui ne gâche pas l’affaire !

 

Sur ton profil MySpace, tu te définis comme créateur, rêveur, imagineur, émotionneur, est-ce que tu n’es pas un espèce de Cyrano héros accompli dans la diversité de sa saveur ?

 

fa01.jpgAlors c’est marrant que tu me dises ça, parce que Cyrano c’est le rôle que j’aimerai rejouer un jour, c’est ce qui m’a presque amené au théâtre. C’est mon livre de chevet Cyrano de Bergerac ! C’est pour ça aussi que sur mon profil, il y a créateur, rêveur, imagineur. Quant à écrivain...c’est juste un terme. Si je suis auteur c’est parce que je suis aussi imagineur, rêveur et créateur, c’est ce coté humain que je veux amener. Evidemment, auteur, c’est un métier ; comédien, c’est un métier ; écrivain, c’est un métier….. Je suis un carpe diem, je suis un vivant, je veux définir mon métier par ces termes là : imagineur, créateur, etc. parce que je suis un bon vivant et qu’il faut mettre beaucoup de plaisir dans la vie et ça ne doit pas être que des contraintes. Ça doit être aussi beaucoup de temps d’amusement, de plaisir, de partage entre humains. C’est pour ces raisons que je suis créateur, rêveur, imagineur ! Évidemment, il y a ce coté un peu Cyrano de vouloir toucher un peu les étoiles et aussi le coté amoureux, pas forcément d’une femme mais de la vie, du métier et du plaisir que je peux amener à donner aux gens, ça c’est important !

 

Lors de ton parcours d’art dramatique, tu as subi un entrainement intensif avec la compagnie « Le goudron et les plumes » vu ta carrure athlétique, tu n’as pas dû te laissez faire ?...rires…

 

Pour les besoins de la compagnie, je me suis un peu laissé faire…rires... Tu soulèves un point où lefa04.jpg coté athlétique fait que certains metteurs en scène ont peur de te dire ce qu’ils pensent ou t’amener à faire certaines choses qui ne te ressemblent pas forcément, c’est vrai que tu as raison sur ce coté là. En revanche, je suis assez léger dans ma façon d’être et j’amène le metteur en scène à voir que je suis d’abord un comédien, même si je suis athlétique. Comme je suis un comédien, je suis assez malléable. C’est mon métier de faire ce que le metteur en scène me demande, cela a été vrai pour « Le goudron et les plumes » et aussi pour d’autres compagnies avec qui j’ai travaillé. J’aime me mettre en danger, j’aime bien les contre-emplois ! Il faut faire comprendre à tous ces metteurs en scène que le coté athlétique, c’est une chose mais que ce n’est pas une fermeture de moi même !

 

Tes carrières au théâtre sont très diversifiées, comment choisis-tu tes rôles ?

 

Je ne les choisis pas toujours ! J’aime bien me faire surprendre et je laisse libre cours à ceux qui voient des choses en moi. La moitié du temps je ne choisis pas mes rôles et j’espère bien que ça va continuer. J’ai travaillé sur des rôles auxquels je n’avais pas pensé forcément qui m’ont amené à une diversité et à cette approche un peu différente qui fait le comédien que je suis aujourd’hui. Quand je me distribue dans des rôles comme dans « Séries en délires », c’est plutôt de la comédie, parce que j’ai la volonté de m’amuser, de faire rire les gens ! J’ai beaucoup tourné pour la télévision ces deux dernières années où j’ai joué beaucoup de personnages dramatiques pour montrer que je suis à peu près capable de jouer tout ce qu’on me propose et que j’ai un panel élargi.

 

En 2006 tu mets en scène « Le comique de répétition » de Flavie Le Boucher, comment as-tu vécu cette nouvelle fonction de mise en scène ?

 

fa05.jpgC’est encore ce coté éclectique que je veux amener dans mon métier. Je suis comédien, auteur et j’avais aussi envie de diriger des comédiens pour amener mon expérience et de sublimer ces comédiens qui ont besoin d’être dirigés. Je constate dans le métier que la direction d’acteurs se perd. On fait de la mise en scène, on place les comédiens sur le plateau, on leur demande de connaitre leur texte mais on ne parle plus vraiment de leur psychologie, de la psychologie du personnage, de ce qu’ils doivent penser, où ils doivent aller, pourquoi ils disent ça. J’avais envie de faire de la direction d’acteurs et j’ai touché à la mise en scène en voulant faire de la direction d’acteur. Avec Flavie Le Boucher, c’était de la co-mise en scène, c’était plus facile parce qu’à deux, on a deux fois plus d’idées c’est encore un partage, une fois de plus !

 

Comment ça se vit une co-mise en scène, vous ne vous marchez pas sur les pieds ? Apparemment tu dis que vous êtes complémentaires ? Qu’est-ce que ça implique ?

 

Ça implique beaucoup plus d’idées que tout seul et quand on a une idée, on ne sait pas toujours comment la développer et l’amener mais quand on travaille avec quelqu’un qu’on connait bien, car je travaille depuis plusieurs années avec Flavie, l’autre peut prendre le relais en développant mieux l’idée de base. C’est une complémentarité dans le sens où il y a toujours un échange entre nous, qui fait qu’on a jamais vécu de blocage … quand il y a en a un qui bloque, l’autre prend le relais et vice versa et c’est pour ça qu’on travaille ensemble et que ça fonctionne plutôt pas mal !

 

Comment en es-tu venu ensuite à l’idée d’écrire une pièce avec Flavie ?

 

C’est suite à cette mise en scène du « Comique de répétition » où on a eu envie d’écrire tous lesfa02 deux pour nous servir … On est comédiens avant tout et au théâtre on avait fait beaucoup de choses différentes. Flavie et moi on avait envie de faire vraiment ce qu’on voulait faire ! C’était juste la liberté de se distribuer dans ce qu’on voulait, nous lâcher ! Et du coup, on a écrit « Séries en délires » avec plein de personnages, de tableaux différents pour amener plein de couleurs et de mondes différents !

 

Le théâtre des Déchargeurs a-t-il un rapport avec les rôles d’homme au fling que tu interprètes au cinéma ?

 

Non, mais comme il n’y a pas de hasard dans la vie…. les déchargeurs après des rôles de flics à la télé, c’était un signe et que quand « Les déchargeurs » nous ont proposé de jouer chez eux, j’ai dit oui pour cette raison ! Tout simplement !

 

Comment tu te perçois devant une caméra ?

 

Ah….. je ne veux pas me percevoir ! J’essaye juste d’être vrai et de donner le maximum de moi et l’image que je donne, c’est à pas à moi de juger ça. Je donne ce que je crois être la vérité du personnage et je m’en fous d’être beau devant les caméras, je veux être vrai ! L’image est secondaire ! Ça c’est le boulot du réalisateur et je lui laisse ! Chacun son boulot !

 


Fabrice-copie-1.JPG  

Est-ce que tu as une certaine typologie dans les téléfilms ?

 

J’ai une carrière assez récente à la télévision, je suis un ancien policier, donc le plus évident pour les fa06.jpggens qui travaillent à la télé, quand ils distribuent des rôles, c’est de s’approcher de la vérité et donc à 80% du temps, on me distribue dans des rôles de flics. Ça m’est arrivé quand même de jouer des truands et des personnages différents. Le flic c’est un métier, au final, ça n’engage pas le caractère de la personne. On a un coté un peu frileux en France où on ne veut pas se mouiller : un comédien qui est un ancien flic on le distribue en tant que flic, c’est ce que je déplore un peu….. C’est pour ça que je fais beaucoup de théâtre et que j’essaye de diversifier les rôles, juste pour montrer que je peux faire autre chose. Si un jour un réalisateur vient me voir dans une pièce, peut être qu’il me donnera d’autres idées…… On a un coté un petit peu enfermé dans un emploi et j’ai envie de casser ça ! Mais ça ne veut pas dire que si on me proposait le rôle de ma vie en tant que flic, je ne le prendrais pas !

 

Le théâtre justement te permet d’exprimer ces autres facettes de toi ?

 

Oui, artistiquement pour l’instant, c’est ce qui me permet le plus d’exprimer librement ce à quoi j’aspire en tant que comédien mais ça veut pas dire que la vérité d’aujourd’hui n’est pas forcément la vérité de demain…

 

Qu’est-ce que tu tires de ton expérience du court et du moyen métrage ?

 

Ça permet d’avoir une approche et de s’habituer à la caméra. J’avais le défaut, en tant que jeunefa03.jpg comédien, de trop en faire, de jouer trop de mon visage, avec les grimaces, les traits un peu trop appuyés…comme on fait au théâtre, qui est ma formation. Les courts et les moyens métrages m’ont permis de gommer tout ça et de garder juste la vérité des personnages, sans trop en faire, parce que la caméra, elle, voit tout dans les détails, il n’y a pas besoin de montrer, il suffit juste « d’être »  devant une caméra ! Ça m’a appris justement à être et pas à paraitre !

 

Comment en est-tu venu à doubler des mangas ?

 

C’est le métier qui m’a amené au doublage, il y a 8 ans. J’ai travaillé au fur et à mesure avec des personnes différentes. Pour les mangas, on me l’a proposé, j’ai fait des essais, ça c’est bien passé et j’ai commencé à doubler des mangas. La technique est un peu différente de celle du doublage d’un film 35 mm. Pour un dessin animé, on accentue tout un peu plus et on gomme un peu plus pour les films…  On me l’a proposé, en disant : « Tiens, il serait bien dans un manga » et comme je déteste refuser, j’ai dit oui !

 

L’univers de la pub t’a-t-il apporté une meilleure façon de communiquer sur toi même ?

 

pub.jpgL’univers de la pub, ça m’a déjà rapporté pas mal d’argent ! C’est important pour un comédien, comme n’importe quel métier ! L’univers de la pub m’a apporté surtout d’être efficace devant une caméra très rapidement ! On tourne très vite, une journée avec plusieurs scènes, on doit donc être très, très réactif, très rapide devant la caméra, on doit avoir un travail beaucoup efficace, beaucoup plus précis. Il y a moins de travail de recherche du personnage ou de la scène dans une pub que dans un film. La pub m’a permis de rencontrer des gens qui aiment leur métier, qui ont une passion et qui s’éclatent ! Sur une pub, l’ambiance est plus tendue à cause des délais très courts mais en même temps on n’oubliait pas que c’était d’abord du jeu et ça s’est toujours très bien passé

 

As-tu réalisée une autre pièce récemment ?

 

affiche-copie-3.jpgOui, elle a été mise en scène par Michel Thibaud, qui s’appelle « Pinky » avec Clair, Laurent Artufel et Armelle Layrisse. On à joué à partir du 29 septembre 2009 au Théâtre du Temple à République et c’est une pièce qui se passe dans le monde des  magazines people. J’incarnais un ex « harder », qui est un peu désœuvré, qui n’a plus une thune et qui est employé par Laurent Artufel, qui campe un rédacteur en chef et qui veut piéger sa femme pour faire une couverture du magazine people. Au final, le magazine va couler et ils vont créer un magazine people gay et on va faire croire qu’on est un couple gay et on va virer « folles ». Pour résumer, c’est un rôle de « macho » qui vire « folle » et qui est payé pour ça parce que c’est un contrat qu’il a avec le rédacteur en chef. Il fait cela en fait, pour des raisons beaucoup plus profondes…… mais pour le savoir, il faut aller voir la pièce !

 

*     *     *

 

http://www.lelyon.net

 

http://www.myspace.com/fabrice.lelyon

 

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(Merci à Christine Houvenagel pour la retranscription dactylographique de cette interview)

 

 

 

 

Par L'Autre interview - Publié dans : Artistes
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